Photo mystère N° 25…Montpellier le Vieux ou Sidobre?

Avis n° 25

Une image faite en 1882 est légendée comme suit: « Plateau granitique du Sidobre ».

Je l’ai trouvée sur le site de la bibliothèque de Toulouse.

Cette image ne m’évoque rien de connu en Sidobre, ce joli Tor ne serait-il pas situé sur le site géologique de Montpellier le Vieux? je ne sais.

Une erreur de légende est si vite arrivée transformant ces rocs en rocs de « légende »…

Je compte sur votre perspicacité pour me trouver ce rocher inconnu.

Bonne recherches à tous ceux qui veulent m’aider à rétablir la bonne légende.

 

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Document mystère N° 24 : Lou Capel dal Ritou.

Annales du pays castrais.

« Lorsqu’on se rapproche de Vabre, en suivant le même chemin, on rencontre une autrevallée entièrement couverte de blocs de granit et au milieu desquels on en remarque un dont la forme rappelle celle du chapeau du curé, de là le nom que les habitants lui ont donnés de « capel dal Ritou ».

Mathieu Estadieu , 1893, Annales du Pays Castrais depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours (Castres, Abeilhou).

  • Ce Capel dal Ritou*  est il  le célèbre roc du chapeau du curé?

Ce roc du chapeau du (ou de) curé (classé en janv.1922), qui se trouve encore sur le flanc de la montagne près de La Fusairé?

Il n’en est pas fait mention dans les pages précédentes, ni dans les suivantes alors se pourrait-il qu’il s’agisse de lui?

Si c’est bien lui, alors on aura au moins appris que ce roc se nommait en 1893: roc dal Ritou et c’est déjà une belle découverte.

J’ai lu au hasard d’autres manuscrits que ce roc du Chapeau du curé avait été nommé « Roc de l’aigle » avant 1800 ce qui ne correspond pas à une réalité animalière de notre région, il y a toutes sortes de rapaces mais pas d’aigle.

En étudiant la toponymie du Languedoc on apprend que Roc agularum en latin signifie roc en pointe (ou roc avec des pointes ou angles aigus)…celui ci en l’ocurence a trois angles puisqu’il ressemble à un tricorne. Roc de l’aigle serait donc une dérive du mot agularum* mal interpretté ensuite.(* Aquilla=aigle, Agulha= aiguille lat., Aiguioun=pointe occitan provençal).

S’il s’agissait du roc classé il aurait alors fallu que soit écrit: « –dont la forme rappelle celle du d’un chapeau de curé– »

  •  S’il s’agissait d’un autre roc, où se trouverait-il?

 Si on suit  la logique de cette excursion on peut penser que l’auteur invite à suivre la Départementale Lacrouzette-Luzières-Vabre et que la « vue magnifique » est celle qui s’offre à la vue  depuis le chemin d’accès de Thindel vers l’est: on y voit « la vallée de l’Agout…la montagne de Ricard…à ses pieds on voit la coulée dite de Las Hortès... »).

Il poursuit: « on se rapproche de Vabre…une autre vallée couverte de blocs » on peut donc logiquement penser qu’il poursuit sa route et rencontre,

  • soit de la 1ère coulée de blocs après Thindel (mais il ne le précise pas), celle qui passe sous la route dit Chaos des Rivors (alimenté en aval par le bassin du même nom).
  • -Soit du chaos de l’atelier dit « du Père »  nommé Chaos de Fouletès (Fouletou) dès 1600.
  • -Soit du Chaos du Plancou (1600) appelé aujourd’hui par erreur: Foulétou ou encore Las Hortès.
  • -soit du vallon situé entre le Plancou  et Ricard où se trouve un petit Chaos dit « del rec » ou encore de » la combe ».
  • -Soit du petit Chaos de Castalengues en limite du schiste et du granite… car il poursuit en écrivant: « un peu plus loin on voit les Trois Fromages… ».

J’y perd mon latin et le sens de l’orientation car le texte ne me semble pas clair, et vous qu’en pensez-vous chère prospectrice et prospecteurs opiniatres?

Bien sûr, il faut imaginer la vue d’autrefois dénuée ou presque de forêt, les Trois Fromages se voyaient de loin. 

Donc on pourrait imaginer qu’au milieu d’une de ces rivière de rochers se trouve un roc « dont la forme rappelle celle du chapeau de curé » nommé le Capel dal Ritou*, reste à le découvrir…

Alors à vos crampons camarades!

*Le mot Occitan Ritou signifie curé mais aussi canard (Ûno traupo de ritos, une troupe de canards, Ritou ou Tirôu Canardeau, caneton, jeune canard).

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Photo mystère N°23.

Encore une zone indéterminé du Sidobre, un Tor étrange avec des roches décalées sur leur large socle décalé lui aussi.

Des silhouettes claires qui à l’agrandissement se révèlent être encore plus mystérieuses, des fantômes d’humains ou de simples failles de strates détachées par l’érosion en « pelure d’oignon », celles-ci se trouvant  surexposées?

Difficile à dire, en tout cas cet ensemble ne ressemble à rien de connu, à moins que cet angle de prise de vue inhabituel ne nous révèle une agglomération connue imprenable aujourd’hui.

Photo N° 23, zone et roches indéterminées en Sidobre, cliché Roger Bel vers 1930.

Deux bouleaux restent debout dans les taillis fraichement dégagés.

La disposition de ces rocs et celle de la colline à gauche pourraient suggérer qu’il s’agit du Roc du Capel, décrit par les auteurs d’antan, ce roc est encore là aujourd’hui à l’est du chemin menant au Roc du Verdier.

Il suffit pour les plus courageux d’entre vous d’essayer de retrouver cet angle inédit…les ronces pourraient vous arrêter mais c’est ainsi, le Sidobre est sauvage et fait plus pour les sangliers que pour les touristes.

Bonne chasse et à vos crampons camarades.

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Le roc tremblant de 7 faux se met en veille…

Catastrophe au pays des rochers tremblants, à l’occasion d’une visite récente au rocher, on a ressenti l’angoisse sourde qui agite le petit monde de Sept Faux.

En effet le célèbre rocher qui semblait ne pas avoir de limites dans ses oscillations jusqu’à ce jour, bute un instant sur son socle, la dérive de cette masse s’est brutalement accélérée ces derniers temps.

Lorsque des visiteurs ont voulu être initier à la mise en branle du roc, ils se sont vu refuser cette expérience inoubliable.

La mise en mouvement de ce rocher va être nettement réduite dans les mois ou années à venir,  l’économie d’oscillations va se mettre en phase avec la crise économique.

Le Roc de Sept Faux n’échappera pas à son destin, celui de se bloquer définitivement.

Seul un système ingénieux de lecture fine des oscillations comme le laser par exemple permettra de prolonger la vie de l’attraction touristique majeure du Sidobre.

Les mouvements du roc seraient ainsi visualisés avec un minimum de balancements.

Nul doute que le roc sera plus que jamais surveillé, certaines personnes ayant déjà eues la désagréable surprise de se faire interpeller comme des voyous alors qu’ils tournaient autour du rocher sans permission, n’est-ce pas Thomas!?

Le malaise doit être d’autant plus grand que tout le monde sait à Sept Faux qu’il n’y a plus aucun Rocher Tremblant de remplacement, plus rien à visiter aux alentours immédiats, puisqu’ils ont tous étés éliminés frauduleusements (malgré les arrêtés de protections, voir l’article sur ce blog: -Destructions de Sept-Faux- 4 RT détruits).

La mauvaise conscience va se réveiller espérons le pour faire naître un nouvel espoir, celui de protéger tous les Roc Tremblants encore existants.

Heureusement, il y a encore au fond des bois de belles découvertes à faire notamment, à l’ouest du massif,  un Roc estimé à 2.000 tonnes qui peut être mis en mouvement à l’aide d’un  levier.

Mais attention là aussi au mauvais caractère du propriétaire…

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Photos mystères N° 21 et 22…

Très probablement le secteur de Désert, Crémaussel, cliché R. Bel.
Deux rocs seraient intéressants à retrouver: ceux que j’ai marqués d’un X.
Peut être des RT?

Le Puech Peyrous vers les années 1500 était déjà défriché par les Issarteurs de Cramaucèl*.

Le masage de Carmaucèl précise le compoix Terriers de 1598 comptait 5 feux (hostals, maisons habitées).

Le cadastres garde en mémoire l’occupation des sols et leurs destination.

Ainsi lorsqu’on a la chance de lire ces cartes on imagine sans peine la vie de ces paysans pour peu que l’on ai un un dictionnaire d’Occitan.

Les Fons (fontaines), les Sols (aires de dépiquage), les Borios (cabanes de pierres), les Bich (Terres Bèchées), les Pommayrols ( pommiers), les Fénials (granges) bouals (étables), L’abéouradou (abreuvoir) al Tautas (mare) les Brugos (bruyères), les Horts (potagers) , les Verdiés (vergers),les Camps (champs) et les Issarts (défriches).

Ces images prises par Roger Bel vers 1930 montrent un paysage encore composé  de landes à bruyères (bruga) piquetées de pins sylvestres. Le Désert recèle encore de belles surprises, le cadastres indique des parcelles portant des noms de rocs étranges qui sont certainement encore en place dans cet environnement à peine entamé par l’exploitation du granit au nord du Sidobre.

Ainsi la Peyro fendudo ou roc dal cùn (coin), La balmasse ,Lou compayré de la combe (rivière de rochers),La Balme dal Marot (bélier),Peyro de l’Aïguo (eau), Las Peyros Bessos (jumelles), Peyro del brisie et la Peyro del Payrollet (chaudron) restent à découvrir entre Crémaucel et Ricard.

Les prospecteurs à venir ont encore de belles explorations devant eux. Il faut pour s’en convaincre lire l’ouvrage de l’Abbé Maynadier*dont je me suis servi pour cet article: -Géographie locale de Lacrouzette en 1598-

Bonne prospections et à vos crampons!

*Cramaucèl s’est transformé en Carmaucel puis Crémaussel.

* Edité en 1986, voir à la Maison du Sidobre Vialavert Le Bez.

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Burlats: Roc dal Piôt, secteur de la métairie du Roc..

Une  lectrice et  prospectrice opiniâtre du Sidobre m’a envoyé cette image en me demandant s’il s’agissait bien du Roc dal Piôt?

Ma mémoire n’avait pas retenu le mystère non élucidé de ce rocher devenu mythique…Notre lectrice éclairée  avait en mémoire les écrits de Nauzières :  » Nayral … parle de rocs dal Piot » dans le secteur du Roc…

Avec en tête l’image d’une « Piôt » qui signifie Dinde en occitan, notre aventurière parcouru le flanc sud-ouest du Pioch de la métaierie du Roc (Burlats).

Quand elle fit face à ce rocher, ce fut tout de suite l’association d’idées, en effet,  ne serait-ce pas la silhouette d’un dindon?  la tête tournée sur la gauche, la caroncule pendante sous son bec?

Cliché B.G. prospectrice opiniâtre du Sidobre 2012.
Le roc dal Piôt secteur Le Roc Burlats. En arrière plan, le secteur nord de Coulet.

Quelque soient les hypothèses de Nauzières quant à la situation des  Rocs dal Pioch – par les auteurs Nayral et Dumège- je crois que l’on peut accepter ce nouveau rocher comme faisant partie du bestiaire Sidobréen.

Après la Peyro Poul (Pierre Poule) et le Pico Poul, l’oie, Canto Gal (chante coq), et le roc de l’oiseau, un roc dal Piôt ne devrait pas dénoter.

Pour en revenir à ce mystère des Rocs dal Pioch il faut lire les écrits de Nauzières ci-joint:

Le Sidobre 1907, R. Nauzières. Extrait.

Les Piochs sont nombreux en Sidobre, en effet, ils parsèment le cadastre du massif.

Les rochers du Pioch peuvent être si nombreux… les auteurs d’antan devaient singulièrement manquer d’informations pour être si confus.

Le Pioch du Lauzet -495m- domine effectivement le valon du Lignon et de La Ferrière et supportent de nombreux rocs tremblants (les RT Dumège et RT de Campsoleil ainsi que les RT Jumeaux Andrieux).

De la même façon, le Pioch situé entre Corbière et la métaierie du Roc (464 m) comporte -contre l’avis de Nauzières- un Roc Tremblant très discret et découvert que récemment par J-L Carles.

Le toponyme Pioch a peut être été transformé en Piot par erreur… de plus,  le mot Piot s’il devait désigner un dindon comporterait un accent circonflexe sur le O: Piôt et serait écrit au singulier -car il n’y a qu’un roc et de plus non tremblant-.

Malgré les nombreux doutes sur le fait que Nayral ait voulu désigner un autre rocher que celui découvert par notre prospectrice opiniâtre, cette découverte reste de premier ordre tant la ressemblance avec l’animal est frappante.

Bravo donc à B.G. pour  sa perspicacité et cette belle invention.

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Photo mystère N°20.

Certains rocs semblent vivants (ils tremblent) et sont parfois en compagnie de leur progéniture.

La roche zoomorphe et sa progéniture…

Ainsi ce roc,  dans un lieu encore secret, semble protéger son « petit ».

Roger Bel les a surpris il y a des années et les a immortalisés sur la pellicule.

Le safari photo en Sidobre offre encore de belles surprises pour qui sait observer et projeter son imagination sur la roches environnante.

Il vous semble les avoir déjà vu quelque-part n’est-ce pas? chers prospectrices et chasseurs opiniâtres de « Ertés »*,  vous aimeriez que je vous dise où se trouve l’antre de ces bêtes mythiques? et bien non, je ne sais rien, j’apprend tous les jours depuis 21 ans et je ne suis pas au bout de mes surprises.

Ces images mystères dérivent maintenant sur l’Océan du Web, mythiques « pierre de Rosette » électroniques qui attendent leur Champolion!

*Ertés= phonétique de  Rochers Tremblants.

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Nouvelle rubrique: Sidobre terre de contraste.

Cette nouvelle rubrique est ouverte à tous, deux images d’un même site illustrant l’aspect industrie et nature côtes à côtes.

Prés des CAZALS -Carrière P:

Ces prés les derniers grands espaces agricoles du Sidobre avec ceux de Campalis.

Les « dos de baleines » affleurent, donnant au paysage cet aspect si sympathique.

Au milieu du pré se trouve encore le Roc Tremblant des Cazals.

Vers 1950 beaucoup de roches furent déplacées et entassées en îlots pour permettre la mécanisation des terres( fauchages plus aisés).

Dans les années 90, des tentatives de forages  eurent lieu dans ces prés, puis furent abandonnés et rebouchés, espérons le, définitivement!

Quelques mètres à peine séparent deux mondes, celui de l’industrie et celui du monde agricole finissant.

Nul doute que la carrière a envahit les bois et champs d’autrefois, détruisant en passant l’aire de battage de Sardane et des bergeries…Vaches et moutons sont présents dans ce paysage relique, passants, mémorisez bien ces derniers instants…

1/ Rebuts de la carrière P.., au fond, la Montagne Noire.

2/ Prés des Cazals, le tintement des cloches au cou des vaches résonnent dans ce paysage bucolique.(Mai 2012).

-IGN 2343 ET 2007- X1 et X2 sont les points de vues et les flèches indiquent les angles de prises de vue.s

IGN 2343 ET 2007 tous droits réservés.
Lieux et angles des prises de vues.

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APPEL : -Coin des lecteurs-

Chers lectrices et lecteurs,

envoyez moi une image se rapportant aux roches granitiques hors du commun du Sidobre ou d’ailleurs.

Je la publierais et nous pourrons en discuter.

Merci de votre participation au Granitic World.

Envois à : jptho@live.fr.

Best regards.

JP

 

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Balme et Jumeaux des Albert, Saint-Salvy.

Chers lecteurs et lectrices,

vous devez vous demander à quel moment la longue liste des rochers disparus va s’arrêter? et bien peut être jamais…je vais terminer la liste des disparus prochainement en espérant pouvoir enfin vous entretenir des découvertes récentes effectuées au hasard de ma quête éperdue.

Alors pour achever mes faire part de décès je vais mettre les bouchées doubles ces prochains mois.

Voyons un peu ce qui s’est passé en 1998 aux alentours de St Salvy de la Balme.

Alors que je continuais à chercher les monuments naturels décrits dans le célèbre guide d’André Denis, j’arrivais à la page 87…les Jumeaux  et la Balme des Albert. Le plan était difficile à interprèter mais au bout de plusieurs prospections dans les bois de Roquelongues je finis par trouver la Balme.

Entrée nord-est de la Balme, remarquez le caillouti sur le « toit ».

Deux roches accolées dissimulent une sorte d’abri naturel à deux issues, je me glissait dedans et à ma grande surprise je découvrait un espace dont les parois s’évasaient du “toit” à la base comme une toile de tente. La faille sommitale était comblée d’éclats de granit pour la rendre étanche où seule une petite ouverture carrée servait de cheminée. Le sol avait apparemment été comblé pour le rendre plat.

Une faille comblée munie d’une cheminée, des voûtes symétriques et concaves.

A l’extérieur, un des rochers formant la balme était allongé simulant un Diplodocus dont le mufle se frottait contre un vieux chêne. Le frottement du tronc mu par le vent contre le granit faisait geindre la bête d’un étrange gémissement. Cela bien sur ajoutait encore au mystère du lieu.

Une carrière toute proche à l’est emplissait l’atmosphère de sa poussière fine et de son bruit assourdissant.

La Balme n’était pas concernée par lm’exploitation, jusqu’au jour où le propriétaire des lieux demanda aux carrier de détruire la Balme au cas où on voudrait les “embêter”. Le stress de la création du Parc Naturel n’était toujours pas oublié et en 99 les marteaux-piqueurs coupèrent la tête de notre “Diplodocus”, le dernier des dinosaures disparus.

Face sud-ouest de la Balme en 1998, mon Fox Tumba est devant l’entrée.

Détruite en 1999 le « Diplodocus » git, vaincu par « l’homme de fer »…

Seule l’entrée sud de la Balme fut obturée par les blocs brisés… l’abri reste encore dificilement accessible de nos jours.

Qu’en était-il des Rocs Tremblants Jumeaux des Albert?

Demande de classement par R. Nauzières en 1931.

Le dernier des RT Jumeaux Albert (J-L 1999).

Et bien celui du sommet -comme on le voit sur le croquis ci-dessus- 30m plus haut n’était déjà plus de ce

RT Albert (du nord).Cliché Valat accompagnant le dossier manuscrit de Nauzières 1931.

monde, détruit entre 1986 et 1998.

Ce n’est qu’après de nombreuses prospections dans ce secteur bouleversé que je découvris le RT du nord  qui avait miraculeusement résisté, coincé entre des rebuts de carrières et un ancien front de taille, un vrai miracle!

Un roc miraculé et une balme entammée voilà tout ce qu’il reste dans se secteur

Ce n’était qu’une Balme et un RT, oui!  mais aussi des patrimoines géologiques et historiques, oh pas de la grande histoire de France, juste celle de paysans « modestes et géniaux.

Abri de berger et de  son petit troupeau de chèvres et remise à outil…

Une page de l’histoire paysanne a été tournée définitivement.

Quant aux Roc tremblant, il ne s’agissait pas que d’inventions de guides en recherche de sensationnel mais bien de rochers découverts au hasards des jeux d’enfants du pays.

D’ailleurs, ce sont souvent ces mêmes métayers qui guidèrent les Nauzières et autres « explorateurs » vers ces curiosités.

Ce fut aussi le cas en 1905 pour  Nauzières qui fut guidé par Mr Albert(carrier) jusqu’aux rocs qui  prirent son nom.

Aujourd’hui retrouver ces deux reliques patrimoniques peut prendre un temps infini même pour ceux qui connaissaient leur emplacement, la zone est si bouleversée que l’on y perd tous ses repères.

IGN 2007, une zone détruite et colonisée par les bouleaux, pins et ajoncs, dans qq années on n’y verra plus que du vert…

Un paysage démantelé, des taillis la balme et les RT ensevelis… 2012.

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