Chapitre 3 (ajout) .

Nous avions laissé le ruisseau d’aiguebelle au niveau de la piste Verdeaux-Le Bousquet, après avoir vu le Roc branlant de Verdeaux sur le versant droit de L’Aiguebelle.Entre ce RT et la piste, j’avais abandonné le ruisseau derrière moi sans avoir reconnu les derniers 50 mètres vers l’amont, mal m’en avait pris car…:

Partis avec la ferme intention d’exlorer l’amont du ruisseau depuis la piste, Francis me dit -« tu connais la Balme de l’Aiguebelle ?! »en m’indiquant la zone en aval.-« Ah, euh, non … mais j’ai tout fait ! » je doute de moi et je lui demande de m’y amener.Nous nous engoufrons « into the wild » comme j’aime à dire et descendons vers le ruisseau après avoir laissé un pontil sur le ruisseau.

Je découvre un chaos magnifique que j’ignorais !  Un roc offre sa face ouest abrupte à mon regard, 3m ? 4m ?  le ruisseau a maculé la base d’argile blanche, Francis m’appelle, c’est là !

 La  Balme est ici, là c’est la fenêtre et là l’entrée, il faut y pénétrer en se courbant,elle est basse mais la difficulté est compensée par une jolie plagette de sable pur sur lequel on peut s’agenouiller sans douleur, le ruisseau coule doucement, l’eau est claire l’ambiance avenante.

J’explore les autres failles dans le noir, un rayon de lumière vient frapper une sphère couverte de mousse et de lichens arrondis, sortes de ronds de sorcière qui ornent  l’abri…

Au bout d’un couloir je débouche sur un petit « patio »  où une bonde naturelle se déverse entre deux blocs.

Nous nous dirigeons vers le haut du versant rive gauche car, Francis se rappelle d’un roc qui refuse obstinément de trembler alors qu’il a toutes les caractéristiques d’un RT.Tout en avançant, Francis ramasse un magnifique cèpe au pied du « Roc Binôme »,  enfin un cèpe ! mais c’est Francis qui l’a vu, moi j’ai toujours la tête en l’air à admirer les rochers…Nous approchons d’une zone abîmée par d’anciennes exploitations que la forêt masque péniblement. Une longue agglomération simule une muraille aux blocs ajustés adroitements, l’extrémité sud a été minée mais l’ensemble reste spectaculaire.  

Voilà le phénomène, dominant la confluence discrète du ruisseau de Verdeaux et de l’Aiguebelle, supporté par un socle d’au moins 3 m , une masse légèrement oblongue attend qu’on la réveille.

On pourrait l’appeler le « Roc des entêtés » car J-L, J-C et F. ont essayés en vain de lui appliquer un balancement, même avec force, leviers, debout sur le roc, sautant effectuant la danse des « herteurs » (RT-eurs) rien n’y a fait, seules quelques vibrations agite imperceptiblement la mousse antique.

D’ici je vois en contre-bas le sillon net laissé par le Verdeaux, je remet à plus tard la remontée jusqu’aux ruines de la ferme.

Nous quittons ce lieu et rejoignons (après avoir franchi l’ Aiguebelle) la rive droite et montons jusqu’aux RT de Verdeaux précédemment décrit (Ch.3), Francis m’annonce qu’un autre RT se trouve plus haut en bord de piste et effectivement il le trouve et à l’aide d’un levier laissé là par Jean-Claude son inventeur disparu. Il le met en branle, on le nomme le RT 2 de Verdeaux.

Depuis la piste en direction des ruines de Verdaux et la D 622, nous apercevons à l’est, un roc perché au bout d’une masse de 4 m de haut. Des blocs de granit débités et des traces d’excavations marquent la présence d’une ancienne carrière, et s’il tremblait ?  il aurait toutes les raisons de frémir après le carnage auquel il a du assister.Le roc s’est désolidarisé de la masse principale, son voisin lui ne s’est pas détaché.

Francis en pleine forme, fait le tour du socle suivit comme toujours par Jenny the Dog et atteint le sommet,je vois sa silhouette à travers les houx qui gardent farouchement le bloc. Ce bloc est désolidarisé de son socle, Francis le conquière et monte dessus, il fait sa danse magique de chasseur de RT, il ne sent rien, me demande plusieurs fois, « alors, tu le vois bouger ? je ne sents rien … » moi : – « oui ! ça y est il bouge » en effet je vois l’ombre de sa base balayer l’écran naturel sur lequel elle se projette. Nous l’appellerons le RT de la carrière abandonnée de Verdeaux (un peu long non ?, en attendant mieux).

Plus loin, un roc titanesque a été tranché et sa face claire simule le pignon d’une maison perdue dans la forêt.

Fin de la reconnaissance.

Reste à explorer l’aval, et trouver la source… qui veux m’accompagner.

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Qui a dit "il a le coeur aussi dûr et froid que la pierre"? non non non! d'abord la pierre a une âme et je vais vous en apporter la preuve !
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