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Venez y découvrir les rochers réapparus après les coupes forestières à blanc du Rougé et de Ricard en Sidobre, des vues à couper le souffle!

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« L’ange déchu » de la Pochée du Diable.

Francis Marc et son chien Jenny ont exploré la zone de la « Pochée du Diable » indiquée sur les cartes IGN du Sidobre.

Ce chaos sur la rive gauche de l’Agout est unique en Sidobre, il s’agit ici d’un chaos de dalles et non de boules comme ailleurs sur les pente du massif.

La foliation très particulière sur les bords vertigineux de cette faille que suit l’Agout a donné un chaos de blocs qui semble être né d’hier…

La difficulté de l’escalade du flanc de la vallée (en se dirigeant vers La Monjarié) est légendaire, l’effort de Francis a été gratifié de la découverte d’un magnifique profil humain pétrifié! Visage d’une grande finesse il ne s’agit pas du Diable (situé au sommet) mais plutôt d’un ange déchu.

profil au verso, bras tendu.

profil au verso, bras tendu.

De face au-dessus de 6 m de vide, le bras tendu avec le Nikon.

Francis Marc et sa découverte 2014.

Francis Marc et sa découverte 2014.

Le voici tel que l’a immortalisé Francis Marc en 2013.

l'ange déchu, en face au fond le versant de Peyremourou.

l’ange déchu, en face au fond le versant de Peyremourou.

Thésauliès, Pochée du Diable, est Sidobre.

Thésauliès, Pochée du Diable, est Sidobre.

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Photo mystère N°27 RESOLU! Secteur du roc de l’oie!

Un dimanche en Sidobre, mais sur quel site? le rocher en arrière plan à gauche évoque la tête du roc de l’oie ou celle du Cantogal…mais il faut aller sur site et vérifier les angles de la prise de vue.DSCN7813

près du Roc de l'oie.

près du Roc de l’oie.

Mystère N°27

Mystère N°27

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Le tombeau des Jumeaux de Peyrous, de La Poire et de ses petits rocs posés…

Mon dernier article intitulé:  » le tombeau de Lézertou » évoquait la récente destruction du Roc Tremblant de Lézertou mentionné dans de nombreux guides touristiques et notamment ceux d’André Denis et de Colrat dans les années 1950 à 1970.

Dans cette même carrière, il y avait à peu de distance les uns des autres les rochers tremblant Jumeaux de Peyrous, le Roc de la Poire et deux petits rocs posés dont un était oscillant.

Ces rochers n’étaient ni classés ni protégés, leurs destruction s’est donc opérée dans le cadre légal, on peut toutefois regretter que les R-T* Jumeaux de Peyrous et le R-T* de Lézertou, situés en lisière de la forêt et en bordure de carrière aiet été sacrifiés alors qu’ils ne gênaient nullement l’exploitation de la carrière

C’était effectivement plus délicat pour le roc de « la poire » et les deux petits rocs , qui eux se trouvaient en plein milieu.

DSC03566

Eté 2012: LA POIRE est à gauche, le socle des JUMEAUX DE PEYROUS à droite.

JUILLET 2013 051

Juillet 2013, même angle que ci-dessus, LA POIRE (au centre) a disparu, le socle des R-T JUMEAUX DE PEYROUS (à droite) est masqué par les taillis à droite.

Un carnage donc, une fois de plus exécuté en plein été…

Le Roc de La Poire était intéressant de par sa forme que je comparerais plutôt à une figue ou à une châtaigne posée sur une assise de granite.

déjà à l'été 2012, le roc de la Poire est fendue par une mine.

2012: ROC DE LA POIRE fendu par une mine.

Deux cannelures profondes partaient du sommet vers la base, ces micro-formes étant assez rares en Sidobre on ne peut que regretter leur disparition.

Cannelures du Roc de "la  Poire" en 2012.

2012: Cannelures du ROC DE LA POIRE.

Deux petits rocs oblongs, posés sur de basses assises, (dont un était oscillant) se trouvaient  30 m plus à l’est de La Poireet à 25 m environ du ruisseau de Lézertou (rive gauche).

Le petit R-T oscille facilement (2012).

2012: Petit R-T du bois de l’Ebes, Guillaume le fait osciller.

Toujours aussi surprenant que de découvrir ces petites oeuvres d’art de la nature,  un piédestal et un roc oblong ne demandant qu’à être mis en mouvement.

Le socle imposant des R-T jumeaux de Peyrous 2012

2012: Guillaume près du socle des R-T Jumeaux de Peyrous, boutés hors de leur socle, ils gisent au sol.

Le socle des R-T Jumeaux de Peyrous a survécu au carnage, mais ses trois blocs dont deux étaient oscillants ont été attrapés d’un coup de pelle mécanique et chavirés au pied de la puissante assise granitique.

Je me rappelle du site originel, un hêtre plus que centenaire semblait vouloir cacher et protéger les cubes naturels de granites qu’étaient les petits rocs tremblants.

Mes enfants Rémy et Sophie adoraient  grimper dans ses grosses branches basses et atteindre les dés de granit.

Carrière de l'Ebes en juin 2010.

La carrière de l’Ebès en juin 2010, la zone au centre, où se trouvent les Rocs curieux est totalement déboisée, prémisse des destructions à venir.

Que de bons moments nous y avions passés, du haut de cette forteresse de granite, bien à l’ombre de ces étés des années 90.

DSC03573

2012: le R-T DE LEZERTOU à gauche en haut, et 50 mètres à l’extrême droite, dans les taillis: le socle des RT JUMEAUX DE PEYROUS.

Roc tremblant de Lézertou et R-T de Peyrous étaient voisins, séparés d’une trentaine de m  environ.

La vue sur le val de Lézertou s’étendait à nos pieds  depuis ce nid d’aigle, elle reste inoubliable. Jamais la vallée des merveilles n’avait si bien porté son nom.

*R-T: Rocher Tremblant.

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2012 in review

Bonne année à tous, lectrices et lecteurs, prospectrices et prospecteurs , passionnés et amoureux du Sidobre et du granite en général.

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 3 600 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 6 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Photo-mystère n° 26: Le chapeau.

Le chapeau photo Darlot et Morgan, 14 mai 1882. Sidobre. Amis du vieux Toulouse.

Une image issue du web sur le site de l’ association des amis du vieux Toulouse sera le 26 ème mystère de cette rubrique consacrée aux rochers inconnus (ou presque).

La légende mentionne: le chapeau, Sidobre.

Cette masse imposante est située sur un sommet comme le paysage d’arrière plan nous le laisse penser.

Une large vallée semble séparer ce Tor de l’horizon.

Horizon composé de taches géométriques claires  révélant les champs cultivés de ce printemps 1882.

Les Monts du Montredonnais  me paraissent être une bonne hypothèse quant à la situation de cet arrière plan, ceux du Vabrais (Ferrière) en est une autre ou encore les champs du secteur de la Mongarié (moins probable).

Quant à ce rocher massif, il pourrait bien s’agir de la Peiro Alto (entre Pébiau et Peyremourou) vu d’un angle imprenable aujourd’hui.

Ou bien, pourquoi pas, d’un roc du secteur nord du Sidobre, dans le secteur de La Fusairé (hypothèse qui cadrerait bien avec cet arrière plan).

De nombreux autres chapeau (capel en occ.) sont répertoriés sur le massif: le roc du Capel (1595) au Pradel.

Le capel de Batistou, au Lac-Haut, lou Capel dal Ritou (probablement le chapeau du curé).

Le chapeau du gendarme à Lafontasse, le rocher tremblant du Capel au Verdier et route de Vabre.

Le roc du capel (1595) au Pioch du Vicaire (Balme de l’Allumetairé), Le Capel de Roger Bel (détruit en 2011, secteur St-Salvy) sans oublier, le Chapeau de Napoléon (Chaos de la Balme de St Salvy).

Malgré leur poids titanesque, ces chapeaux se sont dispersés au vent d’Autan et à celui de l’histoire de cette terre oubliée.

Certains demeurent encore accrochés au plateau granitique, tandis que d’autres ont été effacés à jamais du patrimoine du Sidobre.

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Document mystère N° 24 : Lou Capel dal Ritou.

Annales du pays castrais.

« Lorsqu’on se rapproche de Vabre, en suivant le même chemin, on rencontre une autrevallée entièrement couverte de blocs de granit et au milieu desquels on en remarque un dont la forme rappelle celle du chapeau du curé, de là le nom que les habitants lui ont donnés de « capel dal Ritou ».

Mathieu Estadieu , 1893, Annales du Pays Castrais depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours (Castres, Abeilhou).

  • Ce Capel dal Ritou*  est il  le célèbre roc du chapeau du curé?

Ce roc du chapeau du (ou de) curé (classé en janv.1922), qui se trouve encore sur le flanc de la montagne près de La Fusairé?

Il n’en est pas fait mention dans les pages précédentes, ni dans les suivantes alors se pourrait-il qu’il s’agisse de lui?

Si c’est bien lui, alors on aura au moins appris que ce roc se nommait en 1893: roc dal Ritou et c’est déjà une belle découverte.

J’ai lu au hasard d’autres manuscrits que ce roc du Chapeau du curé avait été nommé « Roc de l’aigle » avant 1800 ce qui ne correspond pas à une réalité animalière de notre région, il y a toutes sortes de rapaces mais pas d’aigle.

En étudiant la toponymie du Languedoc on apprend que Roc agularum en latin signifie roc en pointe (ou roc avec des pointes ou angles aigus)…celui ci en l’ocurence a trois angles puisqu’il ressemble à un tricorne. Roc de l’aigle serait donc une dérive du mot agularum* mal interpretté ensuite.(* Aquilla=aigle, Agulha= aiguille lat., Aiguioun=pointe occitan provençal).

S’il s’agissait du roc classé il aurait alors fallu que soit écrit: « –dont la forme rappelle celle du d’un chapeau de curé– »

  •  S’il s’agissait d’un autre roc, où se trouverait-il?

 Si on suit  la logique de cette excursion on peut penser que l’auteur invite à suivre la Départementale Lacrouzette-Luzières-Vabre et que la « vue magnifique » est celle qui s’offre à la vue  depuis le chemin d’accès de Thindel vers l’est: on y voit « la vallée de l’Agout…la montagne de Ricard…à ses pieds on voit la coulée dite de Las Hortès... »).

Il poursuit: « on se rapproche de Vabre…une autre vallée couverte de blocs » on peut donc logiquement penser qu’il poursuit sa route et rencontre,

  • soit de la 1ère coulée de blocs après Thindel (mais il ne le précise pas), celle qui passe sous la route dit Chaos des Rivors (alimenté en aval par le bassin du même nom).
  • -Soit du chaos de l’atelier dit « du Père »  nommé Chaos de Fouletès (Fouletou) dès 1600.
  • -Soit du Chaos du Plancou (1600) appelé aujourd’hui par erreur: Foulétou ou encore Las Hortès.
  • -soit du vallon situé entre le Plancou  et Ricard où se trouve un petit Chaos dit « del rec » ou encore de » la combe ».
  • -Soit du petit Chaos de Castalengues en limite du schiste et du granite… car il poursuit en écrivant: « un peu plus loin on voit les Trois Fromages… ».

J’y perd mon latin et le sens de l’orientation car le texte ne me semble pas clair, et vous qu’en pensez-vous chère prospectrice et prospecteurs opiniatres?

Bien sûr, il faut imaginer la vue d’autrefois dénuée ou presque de forêt, les Trois Fromages se voyaient de loin. 

Donc on pourrait imaginer qu’au milieu d’une de ces rivière de rochers se trouve un roc « dont la forme rappelle celle du chapeau de curé » nommé le Capel dal Ritou*, reste à le découvrir…

Alors à vos crampons camarades!

*Le mot Occitan Ritou signifie curé mais aussi canard (Ûno traupo de ritos, une troupe de canards, Ritou ou Tirôu Canardeau, caneton, jeune canard).

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Photo mystère N°23.

Encore une zone indéterminé du Sidobre, un Tor étrange avec des roches décalées sur leur large socle décalé lui aussi.

Des silhouettes claires qui à l’agrandissement se révèlent être encore plus mystérieuses, des fantômes d’humains ou de simples failles de strates détachées par l’érosion en « pelure d’oignon », celles-ci se trouvant  surexposées?

Difficile à dire, en tout cas cet ensemble ne ressemble à rien de connu, à moins que cet angle de prise de vue inhabituel ne nous révèle une agglomération connue imprenable aujourd’hui.

Photo N° 23, zone et roches indéterminées en Sidobre, cliché Roger Bel vers 1930.

Deux bouleaux restent debout dans les taillis fraichement dégagés.

La disposition de ces rocs et celle de la colline à gauche pourraient suggérer qu’il s’agit du Roc du Capel, décrit par les auteurs d’antan, ce roc est encore là aujourd’hui à l’est du chemin menant au Roc du Verdier.

Il suffit pour les plus courageux d’entre vous d’essayer de retrouver cet angle inédit…les ronces pourraient vous arrêter mais c’est ainsi, le Sidobre est sauvage et fait plus pour les sangliers que pour les touristes.

Bonne chasse et à vos crampons camarades.

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Le roc tremblant de 7 faux se met en veille…

Catastrophe au pays des rochers tremblants, à l’occasion d’une visite récente au rocher, on a ressenti l’angoisse sourde qui agite le petit monde de Sept Faux.

En effet le célèbre rocher qui semblait ne pas avoir de limites dans ses oscillations jusqu’à ce jour, bute un instant sur son socle, la dérive de cette masse s’est brutalement accélérée ces derniers temps.

Lorsque des visiteurs ont voulu être initier à la mise en branle du roc, ils se sont vu refuser cette expérience inoubliable.

La mise en mouvement de ce rocher va être nettement réduite dans les mois ou années à venir,  l’économie d’oscillations va se mettre en phase avec la crise économique.

Le Roc de Sept Faux n’échappera pas à son destin, celui de se bloquer définitivement.

Seul un système ingénieux de lecture fine des oscillations comme le laser par exemple permettra de prolonger la vie de l’attraction touristique majeure du Sidobre.

Les mouvements du roc seraient ainsi visualisés avec un minimum de balancements.

Nul doute que le roc sera plus que jamais surveillé, certaines personnes ayant déjà eues la désagréable surprise de se faire interpeller comme des voyous alors qu’ils tournaient autour du rocher sans permission, n’est-ce pas Thomas!?

Le malaise doit être d’autant plus grand que tout le monde sait à Sept Faux qu’il n’y a plus aucun Rocher Tremblant de remplacement, plus rien à visiter aux alentours immédiats, puisqu’ils ont tous étés éliminés frauduleusements (malgré les arrêtés de protections, voir l’article sur ce blog: -Destructions de Sept-Faux- 4 RT détruits).

La mauvaise conscience va se réveiller espérons le pour faire naître un nouvel espoir, celui de protéger tous les Roc Tremblants encore existants.

Heureusement, il y a encore au fond des bois de belles découvertes à faire notamment, à l’ouest du massif,  un Roc estimé à 2.000 tonnes qui peut être mis en mouvement à l’aide d’un  levier.

Mais attention là aussi au mauvais caractère du propriétaire…

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Photos mystères N° 21 et 22…

Très probablement le secteur de Désert, Crémaussel, cliché R. Bel.
Deux rocs seraient intéressants à retrouver: ceux que j’ai marqués d’un X.
Peut être des RT?

Le Puech Peyrous vers les années 1500 était déjà défriché par les Issarteurs de Cramaucèl*.

Le masage de Carmaucèl précise le compoix Terriers de 1598 comptait 5 feux (hostals, maisons habitées).

Le cadastres garde en mémoire l’occupation des sols et leurs destination.

Ainsi lorsqu’on a la chance de lire ces cartes on imagine sans peine la vie de ces paysans pour peu que l’on ai un un dictionnaire d’Occitan.

Les Fons (fontaines), les Sols (aires de dépiquage), les Borios (cabanes de pierres), les Bich (Terres Bèchées), les Pommayrols ( pommiers), les Fénials (granges) bouals (étables), L’abéouradou (abreuvoir) al Tautas (mare) les Brugos (bruyères), les Horts (potagers) , les Verdiés (vergers),les Camps (champs) et les Issarts (défriches).

Ces images prises par Roger Bel vers 1930 montrent un paysage encore composé  de landes à bruyères (bruga) piquetées de pins sylvestres. Le Désert recèle encore de belles surprises, le cadastres indique des parcelles portant des noms de rocs étranges qui sont certainement encore en place dans cet environnement à peine entamé par l’exploitation du granit au nord du Sidobre.

Ainsi la Peyro fendudo ou roc dal cùn (coin), La balmasse ,Lou compayré de la combe (rivière de rochers),La Balme dal Marot (bélier),Peyro de l’Aïguo (eau), Las Peyros Bessos (jumelles), Peyro del brisie et la Peyro del Payrollet (chaudron) restent à découvrir entre Crémaucel et Ricard.

Les prospecteurs à venir ont encore de belles explorations devant eux. Il faut pour s’en convaincre lire l’ouvrage de l’Abbé Maynadier*dont je me suis servi pour cet article: -Géographie locale de Lacrouzette en 1598-

Bonne prospections et à vos crampons!

*Cramaucèl s’est transformé en Carmaucel puis Crémaussel.

* Edité en 1986, voir à la Maison du Sidobre Vialavert Le Bez.

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Burlats: Roc dal Piôt, secteur de la métairie du Roc..

Une  lectrice et  prospectrice opiniâtre du Sidobre m’a envoyé cette image en me demandant s’il s’agissait bien du Roc dal Piôt?

Ma mémoire n’avait pas retenu le mystère non élucidé de ce rocher devenu mythique…Notre lectrice éclairée  avait en mémoire les écrits de Nauzières :  » Nayral … parle de rocs dal Piot » dans le secteur du Roc…

Avec en tête l’image d’une « Piôt » qui signifie Dinde en occitan, notre aventurière parcouru le flanc sud-ouest du Pioch de la métaierie du Roc (Burlats).

Quand elle fit face à ce rocher, ce fut tout de suite l’association d’idées, en effet,  ne serait-ce pas la silhouette d’un dindon?  la tête tournée sur la gauche, la caroncule pendante sous son bec?

Cliché B.G. prospectrice opiniâtre du Sidobre 2012.
Le roc dal Piôt secteur Le Roc Burlats. En arrière plan, le secteur nord de Coulet.

Quelque soient les hypothèses de Nauzières quant à la situation des  Rocs dal Pioch – par les auteurs Nayral et Dumège- je crois que l’on peut accepter ce nouveau rocher comme faisant partie du bestiaire Sidobréen.

Après la Peyro Poul (Pierre Poule) et le Pico Poul, l’oie, Canto Gal (chante coq), et le roc de l’oiseau, un roc dal Piôt ne devrait pas dénoter.

Pour en revenir à ce mystère des Rocs dal Pioch il faut lire les écrits de Nauzières ci-joint:

Le Sidobre 1907, R. Nauzières. Extrait.

Les Piochs sont nombreux en Sidobre, en effet, ils parsèment le cadastre du massif.

Les rochers du Pioch peuvent être si nombreux… les auteurs d’antan devaient singulièrement manquer d’informations pour être si confus.

Le Pioch du Lauzet -495m- domine effectivement le valon du Lignon et de La Ferrière et supportent de nombreux rocs tremblants (les RT Dumège et RT de Campsoleil ainsi que les RT Jumeaux Andrieux).

De la même façon, le Pioch situé entre Corbière et la métaierie du Roc (464 m) comporte -contre l’avis de Nauzières- un Roc Tremblant très discret et découvert que récemment par J-L Carles.

Le toponyme Pioch a peut être été transformé en Piot par erreur… de plus,  le mot Piot s’il devait désigner un dindon comporterait un accent circonflexe sur le O: Piôt et serait écrit au singulier -car il n’y a qu’un roc et de plus non tremblant-.

Malgré les nombreux doutes sur le fait que Nayral ait voulu désigner un autre rocher que celui découvert par notre prospectrice opiniâtre, cette découverte reste de premier ordre tant la ressemblance avec l’animal est frappante.

Bravo donc à B.G. pour  sa perspicacité et cette belle invention.

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Photo mystère N°20.

Certains rocs semblent vivants (ils tremblent) et sont parfois en compagnie de leur progéniture.

La roche zoomorphe et sa progéniture…

Ainsi ce roc,  dans un lieu encore secret, semble protéger son « petit ».

Roger Bel les a surpris il y a des années et les a immortalisés sur la pellicule.

Le safari photo en Sidobre offre encore de belles surprises pour qui sait observer et projeter son imagination sur la roches environnante.

Il vous semble les avoir déjà vu quelque-part n’est-ce pas? chers prospectrices et chasseurs opiniâtres de « Ertés »*,  vous aimeriez que je vous dise où se trouve l’antre de ces bêtes mythiques? et bien non, je ne sais rien, j’apprend tous les jours depuis 21 ans et je ne suis pas au bout de mes surprises.

Ces images mystères dérivent maintenant sur l’Océan du Web, mythiques « pierre de Rosette » électroniques qui attendent leur Champolion!

*Ertés= phonétique de  Rochers Tremblants.

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APPEL : -Coin des lecteurs-

Chers lectrices et lecteurs,

envoyez moi une image se rapportant aux roches granitiques hors du commun du Sidobre ou d’ailleurs.

Je la publierais et nous pourrons en discuter.

Merci de votre participation au Granitic World.

Envois à : jptho@live.fr.

Best regards.

JP

 

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Balme et Jumeaux des Albert, Saint-Salvy.

Chers lecteurs et lectrices,

vous devez vous demander à quel moment la longue liste des rochers disparus va s’arrêter? et bien peut être jamais…je vais terminer la liste des disparus prochainement en espérant pouvoir enfin vous entretenir des découvertes récentes effectuées au hasard de ma quête éperdue.

Alors pour achever mes faire part de décès je vais mettre les bouchées doubles ces prochains mois.

Voyons un peu ce qui s’est passé en 1998 aux alentours de St Salvy de la Balme.

Alors que je continuais à chercher les monuments naturels décrits dans le célèbre guide d’André Denis, j’arrivais à la page 87…les Jumeaux  et la Balme des Albert. Le plan était difficile à interprèter mais au bout de plusieurs prospections dans les bois de Roquelongues je finis par trouver la Balme.

Entrée nord-est de la Balme, remarquez le caillouti sur le « toit ».

Deux roches accolées dissimulent une sorte d’abri naturel à deux issues, je me glissait dedans et à ma grande surprise je découvrait un espace dont les parois s’évasaient du “toit” à la base comme une toile de tente. La faille sommitale était comblée d’éclats de granit pour la rendre étanche où seule une petite ouverture carrée servait de cheminée. Le sol avait apparemment été comblé pour le rendre plat.

Une faille comblée munie d’une cheminée, des voûtes symétriques et concaves.

A l’extérieur, un des rochers formant la balme était allongé simulant un Diplodocus dont le mufle se frottait contre un vieux chêne. Le frottement du tronc mu par le vent contre le granit faisait geindre la bête d’un étrange gémissement. Cela bien sur ajoutait encore au mystère du lieu.

Une carrière toute proche à l’est emplissait l’atmosphère de sa poussière fine et de son bruit assourdissant.

La Balme n’était pas concernée par lm’exploitation, jusqu’au jour où le propriétaire des lieux demanda aux carrier de détruire la Balme au cas où on voudrait les “embêter”. Le stress de la création du Parc Naturel n’était toujours pas oublié et en 99 les marteaux-piqueurs coupèrent la tête de notre “Diplodocus”, le dernier des dinosaures disparus.

Face sud-ouest de la Balme en 1998, mon Fox Tumba est devant l’entrée.

Détruite en 1999 le « Diplodocus » git, vaincu par « l’homme de fer »…

Seule l’entrée sud de la Balme fut obturée par les blocs brisés… l’abri reste encore dificilement accessible de nos jours.

Qu’en était-il des Rocs Tremblants Jumeaux des Albert?

Demande de classement par R. Nauzières en 1931.

Le dernier des RT Jumeaux Albert (J-L 1999).

Et bien celui du sommet -comme on le voit sur le croquis ci-dessus- 30m plus haut n’était déjà plus de ce

RT Albert (du nord).Cliché Valat accompagnant le dossier manuscrit de Nauzières 1931.

monde, détruit entre 1986 et 1998.

Ce n’est qu’après de nombreuses prospections dans ce secteur bouleversé que je découvris le RT du nord  qui avait miraculeusement résisté, coincé entre des rebuts de carrières et un ancien front de taille, un vrai miracle!

Un roc miraculé et une balme entammée voilà tout ce qu’il reste dans se secteur

Ce n’était qu’une Balme et un RT, oui!  mais aussi des patrimoines géologiques et historiques, oh pas de la grande histoire de France, juste celle de paysans « modestes et géniaux.

Abri de berger et de  son petit troupeau de chèvres et remise à outil…

Une page de l’histoire paysanne a été tournée définitivement.

Quant aux Roc tremblant, il ne s’agissait pas que d’inventions de guides en recherche de sensationnel mais bien de rochers découverts au hasards des jeux d’enfants du pays.

D’ailleurs, ce sont souvent ces mêmes métayers qui guidèrent les Nauzières et autres « explorateurs » vers ces curiosités.

Ce fut aussi le cas en 1905 pour  Nauzières qui fut guidé par Mr Albert(carrier) jusqu’aux rocs qui  prirent son nom.

Aujourd’hui retrouver ces deux reliques patrimoniques peut prendre un temps infini même pour ceux qui connaissaient leur emplacement, la zone est si bouleversée que l’on y perd tous ses repères.

IGN 2007, une zone détruite et colonisée par les bouleaux, pins et ajoncs, dans qq années on n’y verra plus que du vert…

Un paysage démantelé, des taillis la balme et les RT ensevelis… 2012.

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Photo mystère n°19: agglomérations titanesques…

Agglomération de rochers indéterminée, cliché Roger Bel vers 1950.

Les agglomérations de rochers sont légions en Sidobre.

En géologie on les nomment Tors, elles se situent souvent en limite des plateaux, en rupture de pente.

Ces ensembles colossaux simulent des ruines, des forteresses imprenables, ainsi les sinonymes: Caïrns, Castelasses (à St Salvy) et Castelet (à La Fusairé) ou encore: murs, sont régulièrement employés pour les décrires. Quant aux adjectifs: tinanesques, collossaux, cyclopéens, mégalithiques définissent biens les fortes impressions qu’offrent ces accumulations de blocs.

Ainsi, sur le massif du Sidobre on trouve: le Mur de Calmejane, l’agglomération de La Fusaïré, de Lascombes, de Campsoleil, de Bergé et de Ruscayrolles.

Ces défis à l’imagination des hommes entraînent parfois des hypothèses historiques très incertaines ainsi  par exemple à Calmejane où on a imaginé la présence d’un collège druidique initiant les guerriers à l’attaque des forteresses.

Les cartes postales anciennes du Sidobre montrent certaines de ses agglomérations de roches dans des paysages encores ouverts et agricoles, aujourd’hui, rendre compte de l’ensemble d’une agglomération est impossible du fait de la foret.

L’agglomération de La Fuzaïré par exemple est totalement masquée par les arbres, mais cela n’empêche pas que quand on est à son pied, on est totalement impressionné par les masses en présence et par leur aspect surnaturel.

Comme les ruines Mayas envahies par le jungle, les agglomérations du Sidobre se cachent et attendent l’explorateur intrépide.

Notre image mystère semble être une de ces agglomérations, peut être celle du Mur de Calmejane? mais je ne reconnait pas formellement sa silhouette alors…peut être s’agit-il d’un ensemble disparu ou bien caché!

Bonnes recherches à vous prospecteurs opiniâtres.

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La Peyra Crosada, Lacrouzette, mystère n° 18.

L’industrie granitière produits des milliers de mètres cubes de boues issues du sciage du granite.

Heureusement depuis des années cette boue est retenue dans des bacs de décantation et pompée ,pour être stockée dans de vastes zones de lagunages, notamment aux Braguels commune de Lacrouzette.

Autrefois cette boue fine maculait le fond des ruisseaux et allait même jusqu’à l’Agout.

On en voit encore les stigmates le long du cours du Lignon entre le Chaos de La Resse et le Saut de La Truite.

Dans les cuvettes où le cours d’eau stagne un peu plus, des dizaines de cm d’épaisseur de fines (boues) se sont déposées.

Si on observe bien les rocs de la cascade, ils sont encore maculés de cette boue grisâtre et légèrement oxydée.

Les efforts accomplis pour stopper cette pollution ont été longs et ont aboutis à une grande amélioration de la qualité de l’eau.

Malheureusement, ces tonnes de boues pompées par une noria de camions citernes sont accumulées sans autres solution que de les accumuler encore.

La zone de lagunage est véritablement immense aujourd’hui sur les terrains communaux de Lacrouzette autrefois lieu des plus anciens débitages de rochers.

Peux de rocs naturels ont subsistés à cet aménagement de lagunage et d’ exploitation ancienne des « peïrayrès » (granitiers) et, le peu qu’il restait, a cédé la place à ces étendues de boues mouvantes et malodorantes.

C’est ainsi que peu à peu, le seul roc patrimonique des Braguels le long de la rive droite du ruisseau des Lagues et du Lignon fut effacer de la carte.

Non pas la carte IGN que nous connaissons aujourd’hui où ne figurent plus que quelques rocs très visités, non LA CARTE, celle des Compoix Terriers Seigneuriaux de 1595 (Voir La géographie locale de Lacrouzette en 1595 de l’Abbé Maynadier).

Le roc y étais dessiné et mentionné sous le nom de Peyra Crosada (prononcer Peyro Crousado), pierre fendue naturellement en deux failles verticales et une horizontale évoquant deux croix catholiques.

La Peyro Crousado face est, c'est la face opposée qui semble t'il était la plus remarquable.

Le bloc du milieu nous dit Nauzières tremblait aisément.

Roger Bel le visite encore vers 1950 puis il retombe dans l’oubli.

Les Peyrairès travaillent ardemment dans ce secteur et tout autour de cette roche, mais, n’y touche pas car semble-t’il elle était considérée comme sacrée.

Aujourd’hui encore lorsqu’on s’aventure sur la piste centrale du centre de lagunage, on découvre, bien que discrète, Notre Dame des Braguels, un petit oratoire avec une statuette de la Vierge, elle est régulièrement fleurie.

Sur la colinne au nord-est ce ne sont que rocs débités, quai de chargements et ateliers en ruines.

Où était donc cette Pierre Croisée? près de Notre Dame ou plus bas à l’emplacement actuel du dernier bassin de décantation? dans les deux cas elle a disparue.

Les bois communaux de Lacrouzette sont aujourd’hui vidés de toute curiosité granitique.

Voici le plan établi par Bel vers 1930-1950, malré sa  précision je n’ai rien trouvé.

Cela dit, il vaut mieux vérifier encore et encore, ce roc serait il plus haut sur la colline? à voir chers prospecteurs opiniâtres.

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Le Tarn vu du ciel: les Jumeaux du Lac.

Un beau livre intitulé « Le Tarn balades aériennes » » a attiré mon attention à la librairie.

A la page Sidobre, on peut admirer deux jolies images du Lac du merle dans son écrin de verdure avec ses nénuphars et ses « dos de tortues » granitiques qui émergent.

On y voit aussi l’envers du décor et les carrières vues du ciel.

Au croisement de la D 622 et de la D 30 (entre  La sigarié au sud et  Carauce au nord) se trouve une carrière qui a creusé la couche d’argile à gravier ocre pour dégager des milliers de blocs de granite.

Entre la D 622 et cette carrière (en bas) se trouvaient les rocs tremblants Jumeaux du Lac, décrits dans les guides de Denis et Colrat. (voir le blog: Sidobre Terre de Légendes d’Emmanuel Huc).

RT Jumeaux du Lac.

Les RT Jumeaux du Lac vus par Roger Bel vers 1930.

L'argile rouge a été dégagée (voir en bas les talus de stériles) pour laisser aparaitre la masse du pluton. En arrière plan les prés masquent les zones d'argiles d'où n'émergent que très peu de rocs.
Au fond à droite la zone arènisée laisse apparaître la carrière du Verdier et du Roc de Cantogal. Les rochers Tremblants Jumeaux du Lac se situaient entre la carrière et la D 622 (dans la sapinière).

En quelle année ont ils disparus?, personnellementdepuis 1990, je ne les ai jamais trouvés.

Carte IGN relevés aériens 2006.
Les jumeaux du Lac ont disparus.Pourquoi ont ils gènés alors qu'ils étaient en bordure de carrière?

Carte IGN relevé aérien 1983.

La zone des RT disparus, image de 1992.

A Sept-Faux on m’a laissé entendre à demi mots qu’ils étaient encore « vivants » ces rochers…  ensevelis ou déplacés, mais où? près du Lac-Haut? dans la bute de la carrière? je ne sais toujours pas.

Réf du livre,prix: 30 €.

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Les Rocs Tremblants de Lascombes.

Le bois de Lascombes,  abrite sous sa haute futaie de hêtres, un des rochers les plus tremblant du Sidobre.

Il oscille sans aucune difficulté, un panneau (régulièrement arraché) l’indique à la sortie du hameau de La Sigarié en direction de St Salvy l’indique à l’est.

Agglomération du RT de Lascombes vu de l’est vers 1895.

RT de Lascombes vers 1890.

En montant nous traversons une zone d’épaisse couche d’argile à gravier où se trouvent quelques prés « fossiles » du Sidobre d’antan,  peu de blocs en surface, les carrières environnantes ont du dégager cet argile ocre pour atteindre le socle de granite sous-jacent.

Argile rouge à gravier, issue de l’aire tertiaire tropicale et humide. Identique aux sols latéritiques des pays tropicaux et équatoriaux. Un glaci d’argile rouge couvre la partie centrale du massif, peu de rocs granitiques arrivent à affleurer dans ces zones.

Près du RT, une Balme, 1895.

Légende: »L’agglomération du mur près de Sept Faux », il s’agit pourtant bien de l’agglomération de Lascombes.

la zone sommitale nord-est a  laissé émerger des tors de blocs naturels dont le fameux roc tremblant de Lascombes.

Il est couvert de mousse dans la cathédrale de hêtres aux piliers argentés, le roc trône au milieu d’un décor wagnérien.

Qui n’a jamais senti ce que l’on éprouve lors d’un tremblement de terre doit monter sur ce rocher et s’y tenir debout, alors, à son ordre un compagnon pourrait  faire osciler le phénoménal monolithe.

Le bruit sourd et la sensation effrayante du sol qui se dérobe sous ses pieds vont lui faire comprendre ce qu’est une secousse tellurique!

Un levier énorme est toujours présent pour qui veut le mettre en action.

Aux alentours d’énormes entassements de dalles et de blocs dorment des couloirs et des abris naturels aux allures de bastides.

La tête de la « Baleine des Opinîatres » se découvre pour qui sait imaginer les formes les plus saugrenues.

Ce roc a survécu aux terribles outrages des carrières environnantes.

Une zone agricole dévastée par les carrières, 1949-2207.Les champs sont sur la zone d’argile peu encombrée de roches. Le RT de Casse Cailloux est en bordure de champs (zone encadrée).

En effet, à moins de deux cent mètres au nord-ouest existait un roc tremblant si petit mais si curieux, il oscilait tant qu’il brisait le moindre cailloux qui était jetté sous sa masse: il se nommait le Roc Tremblant de Casse-Cailloux.

Visité dans les années 1890 à 1930, il disparaît des guides du Sidobre, le RT de Lascombes prenant toute la place le petit RT de C-Cailloux se perd dans les broussailles de bord de parcelle, il finit par se coincer puis est totalement oublié.

A tel point oublié que lors des de nouvelles  tentatives de  protections vers 1950 il est omis des listes car personne ne l’a retrouvé.

RT de Casse cailloux vu par le photographe Paul Valat 1895.

RT de Casse Cailloux, remarquez l’horizon et la route Castres-Brassac.
1895.

Le RT de Casse cailloux à l’essais vers 1895.

Vers 1960, une carrière s’ouvre et creuse l’argile à gravier jusqu’au granit sain, le petit roc de Casse Cailloux est encore en bordure de parcelle, mais rien n’empêche le buldozer de le bouter hors de son socle et de le faire disparaitre.

D’après Nauzières, il était situé à 30m au sud-ouest du roc repère encore présent aujourd’hui. Cette vue est prise du Sud vers le Nord.

« Oh il était complètement recouvert de ronces et coincé » m’a dit le garde-chasse ( S.)  du secteur en 1991. Un autre témoignage évoque le transport de ce petit RT dans un parc aux environs de Puylaurens.

Ici on est en vis à vis avec La Cazalarié et La Combarelle près de Peyrous.

Un enfant du pays, nommons le J-L, trouva à la fin du XXème siècle,  un petit roc si tremblant qu’il le baptisa « Bouge au vent », il me fit découvrir ce phénomène et m’en parla avec admiration.

Le roc tremblant de « Bouge au vent », avant sa destruction.
La flèche indique le hameau de La Cazalarié.

Il pouvait le deviner sous le couvert forestier depuis le versant opposé. Mais il vit aussi, peu de temps après, une carrière s’ouvrir dans ces bois.

la carrière G. ouvrit les entrailles du versant sud et pendant un moment J-L cru au miracle, le petit roc tout tremblant de peur vit passer les pelleteuses très près de lui.

Son socle fut souillé de boue mais il résistat, protégé par sa position en bordure de carrière.

Nous avons contacter Mr G. pour lui dire qu’il avait la chance d’avoir un des derniers RT du secteur, et qu’il  remplacait avantageusement le « Casse Cailloux » disparu, mais rien n’y fit, malgré sa promesse, le « Bouge au vent » fut soufflé.

Ce fut notre première et dernière tentative de sauvetage d’un RT…

Le Bouge au vent n’est plus, imaginez le au centre de l’image…
On remarque l’argile rouge à gravier se mélangeant à l’arêne de granit, plus haut les champs étaient sur le glaci épais d’argile, sans rocs apparents (on le constate sur les anciennes reconnaissances aériennes de l’IGN).

Longtemps je me suis demandé s’il ne s’agissait pas du fameux « Casse Cailloux », en effet sa position élevée ainsi que l’horizon nord ressemblait tant aux vieilles cartes postales, mais à y regarder de plus près, il n’en était rien.

Le Casse Cailloux devait se situer plus haut, en bordure des derniers prés des années 50, il est indéniable qu’il fut détruit par la carrière S.

Le jour où je constatais la destruction du « Bouge au vent », la curiosité et la crainte d’extension de la carrière me fit pénétrer dans le bois juste au sud-est et au bout de quelques pas je découvrit un roc oblong bien racé, des rocs avaient été apparemment placés pour le coincer, je dégageais les cales et avec un levier, je le mis en branle sans difficultés, je le nommai  « Lascombes 2 ».

Lascombes II, remarquez le levier qui sert à le faire osciler, jeux de bascule pour les enfants…

RT de Lascombes II

Le val de Lézertou était surnommé « la vallée des merveilles » par les amis du Sidobre, il a été fort mis à malpar les carriers, il reste encore quelques trésors en grands dangers mais déjà les RT Jumeaux de Peyrous et le roc de la Poire ont été vandalisés.

Pauvre Sidobre.

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Résolution du mystère n°17.

L’image mystère n° 17 viens d’être résolue par mes soins, ce matin en redécouvrant les images de Paul Valat léguées au musée de Castres vers 1890.

Une image légendée RT Jumeau Valat montre le profil moins connu de cette roche, et regardez le petit bloc à droite avec son ombre portée, on le reconnait sur l’image mystère n°17.

Entre les deux images, le paysage s’est fermé, sur celle de droite on aperçoit à l’horizon la crête du secteur de Cambesses.

Et une de moins! bien sûr elle a été détruite à Sept Faux entre 1958 et 1980 (voir mon article « Destructions à Sept Faux »).

A gauche RT Valat vers 1930, à droite vers 1890.

 

 

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Universal granit.

Je viens de recevoir cette image envoyée par Rémy, il me demande s’il s’agit de la Peyro-Clabado?

Peyro-Clabado? rien n'est moins sure!

A première vue oui, à deuxième vue beaucoup moins, l’avant plan: la clôture, n’existe pas dans les parages de notre pierre crouzétole et le rapport de taille entre la roche et les piquets exclu notre suspecte.

Se plus, si le côté droit de la roche ressemble furieusement à la courbure de la Peyro, le côté gauche nous confirme qu’il ne s’agit point d’elle.

Qu’il s’agisse d’un photo montage ou non, je ne crois pas que ce soit elle, pourriez-vous me le confirmer?

Le cosmos, et cette merveille de granit en fragile équilibre sur la « terre des hommes », voilà une image qui symbolise toute la beauté de notre univers.

Le granit semble rare dans le système solaire, il faut en effet une tectonique puissante pour le créer, et surtout de l’eau…Des soupçons de zones granitiques ont été détectées sur Mars en 2004 par la sonde Mars Odissey, reste à confirmer par analyse rapprochée cette hypothèse ( http://themis.asu.edu/node/5395).

.Image

Streaks and patches of false-color red mark exposures of quartz-bearing rocks that resemble terrestrial granites. The discovery by THEMIS of this rock type marks a first and implies Mars has undergone volcanic evolution.  

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Destructions de Sept Faux.

Les différentes mentions des rochers situés à la Combe de Jame (parfois écrit Jambe) décrivent des rochers exceptionnels.

Nauzières comprend très vite que ces rochers situés au coeur du Sidobre, sortent de l’ordinaire.

Manuscrit de Nauzières Noel 1931.

Manuscrit de R. Nauzières Noel 1931.

Dès 1930 il demande leur classement, il joint des images et des croquis du Roc Fendu et des Jumeaux Valat (Paul Valat, photographe de Nauzières) à son dossier.

Durant des mois je prospectais le secteur, à la recherche éperdue de ces trésors géologiques.

Des dizaines et des dizaines de fois, me fiant aux guides et aux cartes IGN, je  prospectais mètre carré par mètre carré le secteur de cette combe.

J’ enquêtai dès 1990 à Cambesse et à Sept Faux.

A Sept-Faux on me déclara que ces rocs n’avaient aucun intérêt particulier, mais on ne me les indiqua point.

A Cambesse, on me dit que les rocs se voyaient de loin mais que la végétation les avait voilés, et que les militaires du 8ème RPIMA ayant vu sur les cartes ce repère géodésique,ils ne les trouvaient plus aujourd’hui.

Point géodésique si commun depuis des années que toutes les cartes géographiques de l’IGN* de 1975 à 2000 les mentionnaient.

Carte IGN relevés aériens de 1971 et 1973.

Mais où sont ils donc passés? je me renseigne à la carrière proche, le responsable m’accueilli gentiment en me disant que ces rocs n’avaient jamais existés…je pris un cliché du site et des années après je me rendi compte que j’avais photographié sans le savoir un des rocs tremblant Jumeau Valat…

Sur le cliché, sans le savoir, j'ai pris le RT Valat à gauche au fond en 1991.

Les différents livres guides du massif mentionne ces rochers de 1902 à 1975, particulièrement les publications de André Denis.

Ce n’est qu’en 1992 que je découvris enfin un des RT Jumeaux Valat, il était alors au bord du gouffre, celui de la carrière précédemment visitée.

La bonne aventure m’avait mené au bon endroit.

Rémy Thonet et le dernier des RT Jumeaux Valat en 1992.

Je le photographiais sous tous les angles, mon fils Rémy m’accompagnais dans cette découverte, il posa devant cette antiquité naturelle en grand danger.

L’autre Jumeau resta introuvable, il aurait du se trouver dans un rayon de dix mètres autour de celui-ci, mais rien, seules des traces de gros engins et de la boue. pourtant nous étions ici en bordure de l’exploitation, ils auraient pu l’ épargner…

Très vite, j’assiste à l’exploitation de ce « survivant », le roc sommital en équilibre est probablement « enlevé » et son socle  tranché puis masqué par du sabel.

1: R.Nauzières sous le RT, face ouest.
2: Rémy et Jean-Pol Thonet sous le rocher en janvier 1992
3: Destruction et socles coupés, Rémy en 1992.
4: Socles masqué par du sable en 1992.


Pourtant ces rocs étaient inscrits à l’inventaire des sites par un arrêtté du 1 er juillet 1970 qui était censé avec l’accord du propriétaire être préservé dans un rayon de 25m.( voir le blog d’E. Huc: http://sidobre-terre-de-legende.blog4ever.com/blog/photos-cat-622141-1948705410-liste_des_rochers_classes.html).

Arrêté officiel de classement du Roc Fendu.
Les autres originaux sont disponibles à votre demande.

Comment reconstituer l’emplacement originel des rocs disparus? ce n’est que des années plus tard que je découvris un croquis de Roger Bel les mettant en situation géographique.

Dessin de R.Bel, en haut à gauche: le Roc Fendu.
En bas le Sphinx de Vialavert et en Ht à Droite les RT Jumeaux Bienvenu.

Dessin R. Bel: RT Valat en haut, c'est celui de droite qui a survécu jusqu'en 1992. Celui de gauche et le Croiseur (triangle en bas) ont étés détruits entre 1958 et 1980.

Les plans illustrants les Guides de Denis prennent enfin toute leur dimension.

Carte éditée par les Amis du Sidobre vers 1960.
Remarquer les Jumeaux de Vialavert encore intact aujourd'hui.
Les RT Bienvenu et le Ch. de Napoléon sont mals indiqués,plus précisément ils étaient voisins.

On se rend vite compte que non seulement les RT Jumeaux Valat ont été détruits, mais aussi le roc dit du Croiseur (baptisé ainsi par A.Denis qui avait fait ses armes dans la marine), roc de 4m de haut et de 25m de long (le triangle sur le croquis),  le Roc Fendu,  et la Petite Peyro-Clabado (situé au nord des J.Valat).

Le Roc Fendu et Nauzières à droite (1930).

Roc du Croiseur, cliché A. Denis (Tous droits réservés E.Huc).
Remarquer la petite fille debout sur la proue du Croiseur.

La Petite Peyro Clabado cliché A. Denis (Tout droits réservés E. Huc)nommée aussi Agglomération de Sept Faux par G. Terrail.

Les dégâts ne s’arrêttent pas là, en effet à 500 m à l’est de Sept-Faux d’autres Jumeaux ont été rayé de la carte: ll s’agit des Rocs tremblants Jumeaux Bienvenu (assistant photographe de Valat).

L’aire granitique où trônaient ces rocs servait d’aire de battage du blé dans ces années agricoles d’antan, Georges Terrail en a fait une de ses plus belle page y plantant le décor de « la salle de bal des farfadets » dans son voyage au Pays de la pierre.

Nauzières et les Rocs Jumeaux Bienvenu vers 1930, en arrière plan centre gauche la masse du Chapeau de Napoléon de Vialavert.

J’ai eu la chance de les voir dès 1991 et d’y vivre des après-midi fabuleux avec mes enfants Rémy et Sophie. Ils faisaient trembler les deux rocs, puis courraient sur cette aire de jeux granitique.

Rémy et Sophie Thonet sur le RT Jumeau Bienvenu, seuls les 2 rocs du fond oscilent (1991).

Déjà le Chapeau de Napoléon de Vialavert avait été effacé, et de nombreux rocs avaient été exploités récemment et anciennement (notamment le RT mentionné dans les guides).

Puis en 1997, des rebuts d’autres carrières vinrent recouvrir le site et les RT Jumeaux-Bienvenu furent soit ensevelis soit déplacés pour être vendus (pour servir de monuments naturels érigés en menhir)?

Je me souviens de mon grand désarroi quand, accompagné de la fille du photographe Bienvenu, je me rendi sur le site pour la photographier près des RT qui portaient le nom de son père, je fus annéanti et ce fut-elle qui m’aida à relativiser.

Le site précis des Jumeaux Bienvenu l'été 1997...rien ne subsiste!

Elle qui soutenait les malades ne comprit pas mes larmes à cause de simples rochers de granite, mais…je fus profondément atteint, je pensais aux moments inoubliables passés avec mon petit Rémy et ma petite Sophie,  je sentais un profond dégoût pour cette destruction inutile, je ressentais tous les espoirs déçus des Denis, Terrail et Nauzières. Une pensée me vint:  je voyais  le Rocher Tremblant de Sept Faux se coincer à jamais (car c’est le destin de tous les rocs un peu trop sollicités) et la conclusion était:  il ne reste plus aucun site digne d’intérêt touristique dans un rayon de  500 mètres pour le remplacer.

Le seul roc encore intéressant reste leSphinx et les Jumeaux de Vialavert.

Le Sphinx vu par Roger Bel et Joseph Paul vers 1930.

Le Sphinx de Vialavert vers 1950 (R.Bel),intact et pourtant proche d'une carrière (propriétaire Toulousain...un hasard?).

au sud de la D622, bien caché dans la foret et gardant prudemment tous ses secrets…qui le fera parlé ?

D’autres modestes RT se cachent encore dans les bois (guide de Colrat et Denis): Le « dolmen du Varayre » et deux petits RT se cachent encore dans les bois, mais un petit RT dans le vallon sous le secteur des Bienvenu à quand même été détruit ou enseveli sous les décombres des anciennes carrières.

Le secteur de Sept Faux dont les prés attirent le regard depuis la D 622 a  donc été terriblement entamé par les exploitations, la vue aérienne que j’ai prise en 1992 parle d’elle même.

Carrière de Sept Faux en 1991 où ont disparus les rochers protégés...

L’association des Amis du Sidobre  sous la houlette du Maire de Burlats et qui avait si brillamment travaillé au développement économique et touristique du Sidobre se brisait en 1958 sur l’écueil de l’incompréhension des carriers de Sept Faux, la carrière n’a pas voulu préserver le patrimoine ancestral qu’étaient tous ces rochers. Des années plus tard en 1990, l’esprit de « vengeance » était encore vif, les plaies n’étaient pas refermées et j’entendis encore lors de mes recherches des témoignages pittoyables tels que « les Jumeaux Bienvenu, oui on les connait, on va les détruires très bientôt éh hé… » le tout avec un petit sourire en coin.

Le roc de Sept Faux est le Rocher Tremblant le plus visité du Sidobre, il est protégé dans un rayon de 25m et bien surveillé par leur « propriétaires » ou du moins par ceux qui en tirent profit.

Esclave enchaîné il dit toujours oui, il ne s’est jamais rebellé mais jusqu’à quand?

Ce roc dérive millimètre par millimètre,  chaque oscillation le mettant en danger pour quelques pièces de monnaies, nul doute qu’il se bloquera définitivement un de ces jours, il ne restera plus alors qu’à regretter les destructions faites aux alentours.

Il subsiste dans le hameau les deux roches jumelées nommées « Roches Accolées », ce site est probablement privé car un panneau:  » interdit au public »et une chaîne en barre l’accès.

Les Roches Acollées dans le hameau, le RT de Sept-Faux est hors cadre à gauche.Roches interdite au public...

Le Roc Tremblant de Sept Faux dérive vers le sud, à gauche...

En 1992 les rocs Valat explosent: aucune amende, aucune plainte; en 1997  les rocs Bienvenu détruits: aucune amende, aucune plainte, 19.. Petite Peyro Clabado, Roc Fendu, Croiseur, Chapeau de Napoléon et ses petits RT rasés: aucune amende, IMPUNITE TOTALE! Ces roches pourtant situées en bordure de carrière ont été débusquées dans le bois.

La loi a été violée de manière flagrante, on a volé le patrimoine des enfants du Sidobre pour quelques blocs et quelques milliers de francs, comment jugeront-ils leurs anciens? Qui leur dira ce qui s’est passé? mon blog survivra-t’il à cet article? je ne sais, en tout cas, les éléments de ce scandale finiront aux Archives Départementales lorsque j’irais rejoindre les « Amis du Sidobre »…

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Hommage à Roger Bel. Roc mystère n°16.

Une image prise par Roger Bel vers 1950 demeure encore aujourd’hui un mystère.

Deux rocs sur deux socles se côtoient. L’un évoque vaguement un animal couché et l’autre un casque abandonné.Nous sommes dans une lande typique du massif dans les années 50, peut-être un jour au hasard d’une prospection tomberais-je nez à nez avec cet ensemble. Tels des monuments d’un autre âge recouverts par la « jungle », je les photographierais sous le même angle et alors mon champ de vision rejoindra celui de Roger, je serais en phase avec lui et avec son souvenir…Je rencontrai Roger Bel chez lui à Castres vers 1995.

Une boule naturelle de granit du Sidobre décorait son jardin, je savais ainsi que j’étais à la bonne adresse.Il m’indiqua sans hésitation sur le dessus de son armoire une valise, je passai ma main pour l’épousseter et découvris sur l’étiquette la phrase suivante:  « Au Sidobre mon plus bel amour ».Cet homme de 80 ans devenu non voyant m’acueillit chaleureusement en présence de sa femme de ménage. Un fort sentiment de sympathie s’établit d’emblée entre nous, il me tint les mains longtemps. Dans cette valise, des dizaines de documents accumulés sur une vie, celle d’une passion  pour le Sidobre.Je lui posais un flot de questions, « mais où est ce rocher ? »il répondait « mais décrivez le moi, je ne le vois pas… » et me voilà passant des minutes à lui décrire un roc dont il ne se rappelait plus la plupart du temps. »Le roc de l’oiseau »… »oui, je me souviens, on le voyait du Petit Train à la hauteur du tunnel de Record, on l’appelait aussi La Sentinelle… »Nous avions de grands projets pour le Sidobre, un Parc avec pour centre d’accueil la métaierie du Roc, mais la guerre a tout arrêtté (39-45). Des photos en noir & blanc et des notes manuscrites d’un projet de livre guide emplissaient cette valise.Le titre : « Il était une fois… un Sidobre enchanté » présentait le manuscrit.Les notes sont principalement consacrées au « balisage » d’un itinéraire en Sidobre, avec des plans très précis dessinés à la main.Le terme « auto-camping » est employé et il précise que: « trois jours sont nécessaires pour voir les curiosités signalées ».Au sujet des paysans il écrit encore: « …cette terre ingrate qu’ils cultivent et qui leur coute tant de soins, ils l’abandonnent et l’on peut voir, hélas, les fermes du Roc, de Corbière, Verdeaux, Bousquet,Verdier et tant d’autres, complètement délaissées…seuls les carriers…gagnent convenablement leur vie…et malgré qu’il y ait du granit pour longtemps, il est regrettable de penser qu’un jour notre cher Sidobre sera couvert de chantiers et que par l’incurie des pouvoirs publics, les plus curieux de nos rocs auront disparus transformés en pierres tombales si ce n’est en bordures de trottoirs »

Les rochers tremblants Jumeaux Vallat, le Croiseur, les Jumeaux Bienvenu, RT de Casse cailloux, RT de Calmejane, Mur de Calmejane, RT Jumeaux des Albert.

 » J’ai aimé le Sidobre avec passion.Ce nom évoque en moi des heures exquises où cheminant à travers ses sentiers, ses taillis, ses landes et ses bois, j’écoutais le chant de la vie.A travers une multitude de roches tremblantes ou aux formes étranges, j’essayais de saisir un peu de son âme.Je l’ai parcouru en tous sens, à toutes les heures, à toutes les époques de l’année, par tous les temps.Je n’en ais que mieux gouté à son charme infini.Amis qui regardez ces photos, témoins d’un passé révolu, vous regretterez avec moi que l’homme s’acharne à détruire ce que la nature avait su si bien créer » »En hommage à Raymond Nauzières et à Germain Gabaude qui m’ont fait connaître et aimer ce beau pays » La plupart des documents mystères de ce blog sont tirés des images faites par Mr Bel.

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Roc tremblant Paul grandeur et décadence…

Dédicace spéciale aux enfants du Sidobre, qu’ils sachent que ce qui a été ne sera jamais oublié. Depuis 1990 je parcoure le Sidobre en tout sens et en toutes saisons à la recherche des rocs oubliés. Rocs figurant dans les guides édités depuis 1890, cartes postales, témoignages et autres.
Dédicace aussi aux bon accueil fait par la population, tels Mr Séguier et ses fils, granitiers au Pradel. Voici le roc tremblant Paul aujourd’hui détrôné, bousculé par un hêtre lors d’une coupe en 1999. Accident malheureux qui a amputé le Sidobre d’un de ses membres le plus éminent.
Ce roc fut immortalisé vers 1930 par Roger Bel et Joseph Paul, par André Denis et Colrat tous membres de l’association des amis du Sidobre. Aujourd’hui, après sa chute, le roc gît encore contre son socle, la forêt l’a de nouveau soustrait à la vue des promeneurs. Dans le secteur, une carrière va voir le jour dans quelques mois, le site des Vergnes s’apprête à subir des dommages irréparables. Cinq hectares sur 30 ans vont être exploités. Mes images un jour je l’espère, permettront aux enfants d’aujourd’hui de mieux comprendre ce qu’était le paysage de leur ancêtres, c’est tout le but et le seul de mon travail.

Retrouvez moi sur: https://www.facebook.com/groups/jptho/RT PAUL1930-199-2015

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Jacques Thonet

Lac Tumba, IRSAC, MAbali Congo Belge

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Bonne année 2014

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 2  600 fois en 2013. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 43 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Le tombeau du Roc de Lézertou…

Sur la pente du versant nord du val de Lézertou , je me dirige vers la carrière du bois de l’Ebès.

Je quitte l’ombre profonde de la hêtraie qui gémit au vent.

La clarté m’annonce l’arène éclatante, infiniment brisée où s’est déroulé le drame.

l’Autan souffle, la canicule m’inonde de transpiration pendant que des tourbillons de silice me fouette le visage.

je plisse les paupières, la lumière est si violente, la scène m’attire.

L’espace autrefois si forestier s’est changé en désert, de long tuyaux noirs glissent sur les ravines, le temps s’arrête, je souffle, oui, la silhouette familière du roc a disparue.

Seuls des blocs débités aux tags barbares indiquent le cubage et la valeur de la roche.

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R-T de Lézertou l’été 2012 (face nord est), la dernière fois que je l’ai vu.

Mon beau roc de Lézertou, toi, né du magma et que les ères avaient patiemment érodé, te voilà en quelques jours transformé en cube, prêt à être vendu.

R-T de Lézertou été 2012 avant sa destruction.

R-T de Lézertou l’été 2012 avant sa destruction, la dernière fois que je l’ai vu, le roc de « La Poire » est encore en place au centre à droite de la piste.

Te voilà esclave de l’homme de fer, autrefois libre de trembler au vent, aux secousses telluriques, libre d’abriter les blaireaux sous ton ventre puissant, libre d’accueillir quelques oiseaux sur ta mousse antique, libre de te transformer aux yeux des poètes en dolmen, en roc de jugement, libre de servir d’intermédiaire entre le cosmos et les clans.

Emplacement du R-T de Lézertou au centre, tout a disparu.

Emplacement du R-T de Lézertou en haut, au centre , à la lisière de la forêt. Tout a disparu, à droite ne reste que le socle des R-T Jumeaux de Peyrous, au centre le roc de « la poire » a disparu..

Te voilà non pas enchaîné comme ton cousin de Sept Faux, non pas non pas chargé de tonnes de caillasses comme ton oncle du Pic des Fourches, mais paramétré pour servir de tombeau.

"tombeau de son propre tombeau"

« tombeau de son propre tombeau »

Tombeau de ton propre tombeau. L’homme de fer et l’homme d’acier ont lutté contre la gangue argileuse, contre le froid interminable de 2013, contre les pannes, contre le roc inhospitalier, il a défriché, il a déchiré la terre.

L’homme est blessé à mort,il a respiré le poison. Le Roc de Lézertou en expirant a libéré sa silice et l’empoisonne tranquillement.

Il expiera sa faute, il a défié les dieux néolithiques sans le savoir. Sans savoir même que ce roc avait fasciné des générations d’amis du Sidobre, sans savoir qu’il aurait pu les balancer un instant sur son dos pour les alléger de leur tache ingrate.

Il aurait pu leur servir d’abri entre ses pieds, la balme les aurait hébergé le temps d’une tornade, le temps de la canicule, le temps de la pluie glacée d’hiver…

Ils n’ont rien vus, ils se sont dit, aujourd’hui je mine le roc par le haut, je le tire avec ma pelle mécanique il sera 16h, j’aurai fait une bonne journée… le patron sera content de moi.

Et je me souviens, Rémy, Sophie, mes enfants en 1992, une escapade, une robinsonnade sur le roc, des rires de la joie quand je les ai hissés sur le monstre rocheux.

JUILLET 2013 083

Prés du Lézertou.

L’écho de leurs rires est remplacé par le tintement bucolique d’une cloche à vache, le troupeau de la ferme de Lézertou n’est pas loin, le contre temps est donné par le crissement des chenilles d’acier sur le granit.

Une terre en souffrance voilà ce qu’est devenue la « vallée des merveilles », le long de la piste poussiéreuse, une allée de piédestal gris dont les Sphinx de Carauce ou de Vialavert ont disparus.

« l’allée des soupirs »
l'allée des soupirs

« l’allée des soupirs »

L’allée des soupirs, de la nostalgie, l’allée des souvenirs.

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